Alex-Mot-à-Mots

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Alex L., lectrice compulsive, presque anonyme.
Ayant une préférence pour les bons polars, mais aimant aussi les autres genres (sauf la SF, pitié....)

22,00
8 août 2022

vie moderne

Epinal, entre 1980 et 2017. Une femme : Hélène ; un homme : Christophe.

Les chapitres alternent entre l’enfance et l’adolescence des deux personnages et leur vie d’adulte, leur travail, leur famille.

J’ai aimé commencer chaque chapitre en me demandant de quel personnage il serait question et à quelle époque.

Les adolescents des années 80 m’ont rappelé des souvenirs….

J’ai aimé retrouver la plume de l’auteur qui, dans un même paragraphe alterne vocabulaire châtié et commun.

J’ai aimé son humour : “Et puis l’on songe aux sacrifices des ancêtres ; s’il a fallu des morts pour obtenir le droit de vote, on imagine les hécatombes pour arracher cinq semaines de congés payés.”

J’ai apprécié le regard que pose l’auteur sur notre société : “Inventer une région, il fallait quand même être gonflé, et ne rien comprendre de ce qui se tramait dans la vie des gens, leurs colères alanguies, les rognes sourdes qui couvaient dans les villes….”

J’ai souri chaque fois qu’un personnage s’habillait en bleu et gris, comme un uniforme qui aurait remplacé les bleus de travail.

J’ai été triste pour le père de Christophe qui perd peu à peu la tête ; son frère Julien parti de la maison sur un coup de tête et qui n’y reviendra plus.

Les scènes de sexe sont étrangement assez torrides, ce qui n’était pas indispensable mais pourquoi pas.

Une lecture qui m’a toutefois laissé un goût de désolation, comme un espoir déçu. La vie dans ce qu’elle a de plus banal.

L’image que je retiendrai :

Celle des cuisses énormes de Christophe, ancien patineur plutôt doué.

https://alexmotamots.fr/connemara-nicolas-mathieu/

8 août 2022

vie de famille

Encore une fois, je me suis régalée avec le dernier roman de Julia DECK.

Nous ne sommes plus dans une banlieue dortoir mais dans un riche château habité par un Monument national, comprenez un acteur vieillissant, sa nouvelle jeune femme et leur fille adoptée. Toute ressemblance avec une star du rock’n roll serait fortuite….

En parallèle, nous suivons Cendrine, qui ne s’appelle pas Cendrine, son travail au U dans le 93.

Comment ces vies différentes vont se retrouver mêler, et surtout pourquoi ?

J’ai aimé suivre Cendrine et sa présence au château, l’intrigante petite fille du couple, l’énigmatique gouvernante Madame Eva.

J’ai aimé le regard de l’auteure sur cette banlieue aisée et ses rapports de force entre les habitants.

Une lecture réjouissante.

L’image que je retiendrai :

Celle de la jeune mère qui veut absolument que tout le monde soit joyeux dans la maison, au point d’instituer l’apéritif du soir avec le personnel.

https://alexmotamots.fr/monument-national-julia-deck/

24,00
8 août 2022

Angleterre

J’ai trouvé certains personnages insupportables : Hebe, fille adoptée par une famille aisée et qui ne cesse de défier les adultes ; sa mère adoptive qui veut absolument aller vivre à Jersey pour éviter les impôts ; l’écrivaine qui appelle son chauffeur Antinoüs et qui lui fait miroiter une prochaine publication.

J’ai détesté l’étrange mère des 3 pauvres filles qui, si j’ai bien compris, souhaite leur mort pour pouvoir hériter.

Les 7 péchés capitaux sont présents dans différents personnages : la paresse, la colère, la gourmandise, l’avarice, la luxure et la jalousie et l’orgueil. Mais c’est surtout la colère que j’ai trouvé chez beaucoup de personnages.

J’ai trouvé la fin étrange, un peu trop rapide à mon goût.

L’image que je retiendrai :

Celle de la fille du pasteur qui occupe ses journées en grattant une petite plaque de verre, et dont elle récupère le verre pilé dans une boîte à pilules.

https://alexmotamots.fr/le-festin-margaret-kennedy/

8 août 2022

famille

Le sujet du français du Bac de cette année a raison : ce livre est un chant, celui de la vie de 9 frères vivants.

9 frères issus de l’amour d’Ephraim Mauperthuis pour Reinette-la-Grasse.

J’ai aimé Reine qui a une faim insatiable.

J’ai eu de la peine pour Ephraim tombé amoureux de Reine et que renie son père.

J’ai aimé les surnoms de chacun des fils du couple nés le 15 août chaque année pendant 9 ans, leur force de vie issue de la terre.

Car ce roman est un hymne à cette terre de l’Yonne perdue au milieu des forêts.

J’ai aimé le magnolia de la mère de Camille, le bleu des yeux de Reine que l’on retrouve tout au long du récit.

J’ai aimé les corps omniprésents.

Mais si j’ai aimé écouter le chant de la narration, j’avoue avoir eu du mal avec les triplettes d’adjectifs descriptifs.

Un roman sur la colère et sa force de destruction comme son titre l’indique, mais surtout un formidable hymne à la vie qui fait fit des ressentiments.

L’image que je retiendrai :

Celle de la fête de la vierge célébrée en musique par la fratrie.

https://alexmotamots.fr/jours-de-colere-sylvie-germain/

25 juillet 2022

adultère

On m'avait présenté ce roman comme celui à lire à propos de la dépression, qu'il serait très éclairant.
Malheureusement, je n'y ai vu qu'une histoire d'adultère, ce que je n'apprécie pas particulièrement.
Certes, la narratrice vient d'une famille de femmes avec des problèmes psychiques, mais l'auteure n'a pas réussi à me rendre sensible leur drame.
Et je me serai passé des scènes de sexe.